déchets à composterLorsque je me suis réinstallée en appartement il y a un an, j’ai été choquée par la quantité de déchets organiques que nous jetons ! Il me semble donc primordial d’intégrer à mon projet le compostage pour apporter de l’engrais à mes futures cultures et pour recycler les déchets organiques.

Cependant la plus grande contrainte est la distance qui nous sépare du terrain : 2h00 de route… Impossible donc de mettre les déchets au compost quotidiennement,  mais nous prévoyons de nous rendre au jardin en moyenne toutes les deux semaines.

Avouons que le bilan carbone du compost feraient hurler n’importe quel écolo ! Il faut donc trouver une solution pour conserver les déchets à composter sans subir les odeurs, moucherons etc… et sans être obligés de programmer un aller-retour pour alimenter le compost.

La solution : le compost anaérobie ou Kobashi

Lors de mes pérégrinations sur internet, j’ai découvert la méthode de compostage anaérobie ou Kobashi. Contrairement au compostage traditionnel qui doit être bien aéré, le principe du compost kobashi est son opposé.

Le compost Kobashi se forme dans un récipient hermétique. Les déchets son recouverts de son Kobashi : une sorte de terre riche en micro-organismes. Le EM (micro-organismes) provoquent une fermentation en se nourrissant des déchets et ainsi les transforment en compost.  La méthode est simple : couche par couche (déchets / son / déchets / son ), on remplit le récipient, qui sera ensuite fermé hermétiquement. Ta dam ! 15 jours plus tard, le compost s’est formé et peut être utilisé.

L’équipement nécessaire est le suivant :

  • un récipient hermétique
  • du son de Kobashi
  • des déchets verts

Il est possible d’acheter un bac spécial à kobashi, qui permet grâce à un robinet de récupérer le jus de compost qui est un très bon engrais.

Il faut savoir que le compost obtenu est très acide et doit être ajouté à la terre pour l’enrichir plusieurs semaines avant les plantations, sinon vos plantations risquent d’être « grillées ».

Mon explication est superficielle et basique, mais si vous souhaitez en savoir plus, cet article est assez complet.

De la méthode Kobashi vers le compost de la maison de campagne

Vous l’aurez compris : mon objectif n’est pas le processus complet, mais bien la possibilité de conserver mes déchets jusqu’à les emmener au bac à compost de la maison de campagne. Je vais donc utiliser la méthode Kobashi entre deux visites et remplir le bac sur place.

Voici mon équipement :

  • un bac à compost (un ami allait le jeter ! o_O ) à installer sur place pour réceptionner le compost
  • un fût en plastique de 30L avec couvercle pour réceptionner les déchets
  • du son Bokashi pour déclencher la fermentation anaérobie. (Jardins animés :2 sacs de 2kg : 16,5€ + frais de port)

 

J’ai hâte de démarrer l’expérience… Affaire à suivre  !