cheminsDes questions…

Depuis longtemps je m’interroge. Qu’est-ce que je souhaite transmettre à mon fils ? Dois-je faire du bénévolat ? Dois-je rejoindre des actions écolo ? Que dois-je changer dans mon quotidien ? Quelle est ma place dans une société subissant tant de remous ? En somme, les questionnements classiques d’une trentenaire citadine boboïsante avec suffisamment de confort pour se le permettre.

Ces interrogations trouvent guère de réponse : soit par manque d’enthousiasme, par paresse, par manque de temps (réel ou non) ou encore à cause d’un certain sentiment d’impuissance.

Mais je ne parviens pas à me résigner non plus. J’ai la profonde conviction qu’on ne peut exiger des efforts de la part de notre hiérarchie (entendons nos dirigeants élus ou non) si on n’applique pas à soi-même ses propres convictions. Il faut donc trouver comment agir …

… et puis un dimanche soir, c’est la claque.

Je suis allée voir le documentaire Demain. A voir absolument ! On y suis une petite équipe. Ils décortiques les grands enjeux de notre société. Les dysfonctionnements de notre système sont expliqués simplement. On part ensuite aux quatre coins du monde à la rencontre d’hommes et de femmes qui, à leur échelle, sont acteurs du changement. On découvre leurs initiatives comme autant de preuves que chacun peut proposer autre chose pour demain. Ce documentaire  m’a apporté un éclairage nouveau sur des choses dont j’avais déjà entendu parler. Ça m’a fait l’effet d’un puzzle dont je comprenais enfin le sens.

Parmi toutes les initiatives présentées et les changements que chacun peut adopter, c’est la permaculture qui m’a vraiment interpelée.

De la rêverie à l’envie

Je n’ai pas pu faire autrement que d’en parler à deux personnes de mon entourage dont l’avis serait essentiel.

Mon compagnon, d’abord, qui s’est amusé de me voir avec une nouvelle idée (une de plus qui ne passerait pas les 48h ?). Il s’est montré à l’écoute. Avec beaucoup d’hypothèses et quelques conditions, mon idée pouvait être cohérente avec la vision qu’il a de son propre parcours. J’ai pu transformer mon idée en une vision un peu plus concrète (lieu, dates, mode de vie) et continuer ma rêverie pendant quelques jours.

La deuxième personne était Sophie : une amie chercheuses dans des domaines proches. D’un pragmatisme et d’une franchise implacables, elle a  confronté ma naïveté à toute une série d’arguments remettant en question la viabilité d’un tel projet : l’impact environnemental positif encore à prouver, les connaissances à acquérir démesurées avant d’espérer un résultat etc… et  le pire de tout : elle ne me voyait pas jardiner à longueur de journées. Je suis descendue (tombée ?)de mon nuage…

J’ai malgré tout commencé à bouquiner et à me renseigner, …

Finalement, la confiance apportée par mon copain et les doutes apportés par Sophie m’ont été nécessaires pour prolonger la réflexion et ramener mon rêve à une échelle raisonnable.

Appliquer la philosophie de la permaculture à mon approche

Le principal point qui me séduit dans la permaculture est la recherche de l’équilibre et de la durabilité. Il n’y a donc aucun sens à avoir une approche radicale et à chercher des réponses définitives. Suis-je prête à changer ma vie pour un tel projet (quitter la ville pour la campagne, travailler en extérieur, de manière solitaire, dans un domaine que je ne connais pas … ) ? Aucune idée…

Le plus cohérent est donc de commencer doucement, d’observer, d’apprendre, de tester… Il sera toujours temps, plus tard, de prendre de grandes décisions.

J’aime l’idée d’avoir une vision pour avancer, tout en gardant en tête que le plus important n’est pas la destination mais bien le voyage pour y arriver.

J’ai donc décidé de me lancer dans la permaculture à la vitesse escargot. Décision (encore fragile) qui s’est accompagnée de l’envie de partager cette exploration sur ce blog …